COUPS DE COEUR

Pleins feux sur nos chouchous !

  • " La nature, tu la domines ou elle te tue. " C'est ce que pense Virgil, ingénieur du pétrole, à peine revenu d'Afrique et débarquant dans le Grand Nord pour une nouvelle exploration. Des circonstances aussi brutales qu'effrayantes vont faire de lui un naufragé des glaces, isolé sur une banquise atteinte par ce réchauffement qu'il a contribué à créer... La rencontre avec une femme inuite, elle-même en rupture avec son propre monde, va tout changer.

    En ces temps incertains, le voyage de Virgil résonne comme la quête éperdue d'un équilibre.

  • « La péninsule de Ducos a été choisie comme « lieu de déportation des communards condamnés à la détention en enceinte fortifiée » (donc moi, entre autres). Sauf qu'il n'y a aucune fortification. Et pas d'enceinte non plus. Le site n'en est pas moins jugé très sûr. Interrogé à l'Assemblée nationale sur les possibilités d'évasion, un ancien commandant de la colonie avait répondu qu'en cas de tentative, les condamnés seraient mangés d'un côté par les naturels, de l'autre par les requins. J'ai conservé l'article reprenant ces propos. Sur le moment, il m'avait fait davantage sourire qu'il ne m'avait effrayé. Tout cela restait tellement irréel, emprisonné dans les entrailles de la forteresse d'Oléron ! ».

    La Danaé accoste en Nouvelle-Calédonie le 28 septembre 1872 avec à son bord des communards envoyés expier de l'autre côté de la Terre leur désir d'une société plus juste. De cette prison à ciel ouvert, Etienne Delandre entouré de ses camarades déportés - dont Louise Michel et Henri Rochefort -, tente d'apaiser ses doutes sur ce qu'il s'est véritablement passé sur les barricades parisiennes, tout en s'efforçant de s'acclimater à cette terre rouge, habitée par un peuple canaque aux moeurs inconnues, au milieu d'une nature qui le subjugue.
    En but à une administration pénitentiaire intraitable, à une bien piètre société coloniale et aux remous qui rythment la vie politique de la métropole, Étienne Delandre n'a de cesse au gré des mois d'espérer non pas une grâce, mais bien une amnistie de la part du gouvernement français.

  • Graal proustien, les « soixante-quinze feuillets » de très grand format étaient devenus légendaires. La seule trace qui en existait était l'allusion qu'y faisait Bernard de Fallois, en 1954, dans la préface du Contre Sainte-Beuve. En 1962, ils n'avaient pas rejoint la Bibliothèque nationale avec le reste des manuscrits de l'auteur de Swann. Leur réapparition en 2018 à la mort de Bernard de Fallois, après plus d'un demi-siècle de vaines recherches, est un coup de tonnerre.
    Car les insaisissables « soixante-quinze feuillets » de 1908 sont une pièce essentielle du puzzle. Bien antérieurs au Contre Sainte-Beuve, ils ne font pas que nous livrer la plus ancienne version d'À la recherche du temps perdu. Par les clés de lecture que l'écrivain y a comme oubliées, ils donnent accès à la crypte proustienne primitive. « Un livre est un grand cimetière où sur la plupart des tombes on ne peut plus lire les noms effacés », lit-on dans Le Temps retrouvé : mais ici, le temps n'a pas encore effacé tous les noms.

  • Le berger

    Anne Boquel

    • Seuil
    • 4 Février 2021

    Lucie est conservatrice d'un petit musée de l'Oise. Rien ne va vraiment mal dans sa vie, rien ne va vraiment bien non plus. Le jour où une amie l'embarque dans un groupe de prière, son existence prend une couleur plus joyeuse. Elle se sent revivre. D'autant que le Berger et maître à penser de la communauté lui fait intégrer le cercle restreint des initiés. Sans le mesurer, elle consacre bientôt toute son énergie à la Fraternité, négligeant son entourage. L'incompréhension gagne ses proches, qui, désarmés, la voient s'éloigner d'eux. Mais, lorsqu'ils s'en inquiètent, leurs questions se heurtent au silence. Dans son désordre enfiévré, jusqu'où Lucie poussera-t-elle le zèle ?

    Premier roman captivant, poignant portrait d'une jeune femme en plein désarroi, Le Berger dépeint sans complaisance la réalité sordide des mouvements sectaires, tout en s'interrogeant sur la quête de spiritualité dans nos sociétés individualistes.

  • Que peut-on dire, que peut-on faire sous la tyrannie ? Il est sénateur et avocat, il s'appelle Publius Cornelius, il a pour surnom Tacite. Autour de lui les gens tombent. Il n'est pas encore écrivain mais seule la littérature pourrait être à la hauteur des événements qu'il traverse. Sa femme, Lucretia, décide de se rendre au palais impérial pour plaider la clémence auprès d'un souverain qui tue comme on éternue. La scène est à Rome, au premier siècle, sous le règne de Domitien.

  • « De la chute au pas de danse... J'ai voulu écrire un livre qui soit comme une main posée sur l'épaule. » Gaëlle Josse.

    Qui ne s'est senti, de sa vie, vaciller ? Qui ne s'est jamais senti « au bord de » ? Qui n'a jamais été tenté d'abandonner la course ?
    Clara, trente-deux ans, travaille dans une société de crédit.
    Compétente, investie, efficace, elle enchaîne les rendez-vous et atteint ses objectifs.
    Un matin, tout lâche. Elle ne retourne pas travailler. Des semaines, des mois de solitude et de vide s'ouvrent devant elle.
    Amis, amours, famille, collègues, tout se délite dans l'ordre ou le désordre de leur apparition dans sa vie. La vague de fond qui la saisit modifie ses impressions et ses sentiments.
    Ce matin-là dévoile la mosaïque d'une vie et la perte de son unité, de son allant et de son élan. Une vie qui se refuse à continuer privée de sens et doit se réinventer. Une histoire minuscule et universelle porteuse d'espoir.

  • L'ami

    Tiffany Tavernier

    C'est un samedi matin comme un autre, dans la maison isolée où Thierry, le narrateur, s'est installé des années auparavant. Il y vit avec sa femme Élisabeth, encore endormie ;
    Leur fils habite loin désormais. Leur voisin Guy est rentré tard, sans doute a-t-il comme souvent roulé sans but avec sa fourgonnette. Thierry s'apprête à partir à la rivière, quand il entend des bruits de moteur.
    La scène qu'il découvre en sortant est proprement impensable : cinq ou six voitures de police, une ambulance, des hommes casqués et vêtus de gilets pare-balles surgissant de la forêt. Un capitaine de gendarmerie lui demande de se coucher à terre le temps de l'intervention.
    Tout va très vite, à peine l'officier montre-t-il sa stupeur lorsque Thierry s'inquiète pour Guy et Chantal, ses amis.
    Thierry et Élisabeth, qui l'a rejoint, se perdent en conjectures.
    En état de choc, ils apprennent l'arrestation de ces voisins si serviables, les seuls à la ronde, avec qui ils ont partagé tant de bons moments.
    Tenu par le secret de son enquête, le capitaine Bretan ne leur donne aucune explication, il se contente de solliciter leur coopération. Au bout de vingt-quatre heures de sidération, réveillé à l'aube par des coups frappés à la porte, Thierry réalise enfin, filmé sur son seuil par une journaliste à l'affût de sensationnel, que Guy Delric est le tueur des fillettes qui disparaissent depuis des années.
    Oscillant entre le déni, la colère et le chagrin, cet homme au naturel taciturne tente d'abord désespérément de retrouver le cours normal de sa vie : mais à l'usine, où il se réfugie tant bien que mal dans l'entretien des machines dont il a la charge, la curiosité de ses collègues lui pèse. Chez lui, la prostration d'Élisabeth le laisse totalement impuissant. Tandis que s'égrène sur toutes les chaînes de télévision la liste des petites victimes, il plonge dans ses carnets, à la recherche de détails qui auraient dû lui faire comprendre qui était véritablement son voisin. Les trajets nocturnes en fourgonnette, par exemple, ou cette phrase prononcée par Guy alors qu'ils observaient des insectes - un de leurs passe-temps favoris -, à propos de leur cruauté : « Tu sais quoi, Thierry, même le plus habile des criminels n'est pas capable d'une telle précision. » La descente aux enfers de cet être claquemuré en lui-même va se précipiter avec le départ de sa femme, incapable de continuer à vivre dans ce lieu hanté, cette maison loin de tout où elle avait accepté d'emménager avec réticence.
    Tiffany Tavernier va dès lors accompagner son protagoniste dans un long et bouleversant voyage. Pour trouver une réponse à la question qui le taraude - comment avoir pu ignorer que son unique ami était l'incarnation du mal -, il n'a d'autre choix que de quitter son refuge, d'abandonner sa carapace. Thierry part sur les traces d'un passé occulté - une enfance marquée par la solitude et la violence, dont les seuls souvenirs heureux sont les séjours dans la ferme de son grand-père mort trop tôt.
    Avec ce magnifique portrait d'homme, la romancière, subtile interprète des âmes tourmentées, continue d'interroger - comme elle l'avait fait dans Roissy (2018) -, l'infinie faculté de l'être humain à renaître à soi et au monde.

  • Giovanni Ventimiglia est pêcheur. Il vend son poisson au marché de DF, une petite ville italienne accrochée à la côte comme beaucoup d'autres, avec un curé qui sermonne et qui va au bordel, une chaîne d'actualité locale qui enflamme le coeur des ménagères avec son présentateur grisonnant et son afflux de touristes estival. Mais un matin de mars, en accostant au port, Giovanni découvre un cadavre, celui d'un jeune homme venu d'ailleurs.

    Après lui, les découvertes se succèdent sans que les autorités locales ne parviennent à trouver un fil conducteur, une raison logique à ces vagues mortifères. Désemparée, la petite ville appelle à l'aide, et finira par mettre au point une bien étrange stratégie pour venir à bout de ces vagues macabres... mais s'en relèvera-t-elle indemne ?

    Giulio Cavalli réinvente le genre de la dystopie dans ce roman aussi noir que fascinant, véritable miroir tendu vers l'humanité et ce qu'elle a de plus dérangeant.

  • À l'approche de la soixantaine, une femme doit faire des efforts pour atténuer les rides et bien choisir ses petites culottes, surtout quand elle n'a pas la silhouette d'Ursula Andress.
    Des efforts, l'héroïne de ce roman en fait encore, le soir, pour rompre sa solitude sur les sites de rencontre, livrée aux faux-semblants du virtuel.
    Avec Norbert (rencontré sur Meetic), elle baise, elle va à la piscine, elle parle de tout, de sexe, du salaire des patrons du CAC 40, des migrants, de #Me too, de sa future (toute petite) retraite. Elle lui parle de poésie, il répond T'as pas d'autres sujets en réserve ?
    Il cite la sélection de l'équipe de France, elle préfère Kafka, il la voudrait en robe, elle préfère les pantalons. À part ça, ils s'entendent bien.
    À la piscine avec Norbert est un texte cru, drôle et enjoué, une réponse féminine et féministe aux Houellebecq de tous bords.

  • Michel aime Bérénice, la femme de sa vie depuis trois semaines. Mais Bérénice le quitte brutalement un matin, au réveil.
    Michel le dépressif, grand consommateur d'anxiolytiques et d'oeuvres de Michel Houellebecq, décide alors de s'atteler au plus grand défi de sa vie : reconquérir l'amour. Ses armes ?
    Les recettes de bonheur délivrées par la collection d'ouvrages de psychologie positive que lui a laissée Bérénice.
    Michel s'est donné douze heures pour devenir enfin heureux et récupérer sa bien-aimée. Alors autant le dire tout de suite : c'est pas franchement gagné !
    Le bonheur est au fond du couloir à gauche est le récit drôlement désespéré de la quête du bonheur sur fond de désarroi contemporain, de faillite du modèle occidental, d'épuisement des idéologies, de crise de la masculinité, d'urgence climatique et de tartines de Nutella.

  • EUROPE CENTRALE - ANNEES TRENTE. Après avoir fui la révolution russe, les jumeaux Sylvin et Maria Rubinstein se découvrent un talent fulgurant pour le flamenco. Très vite, Varsovie, Berlin et même New York sont à leurs pieds. Lorsque le Continent sombre dans la guerre, les danseurs sont séparés, et Maria disparaît. Pour venger sa soeur tant aimée, Sylvin ira jusqu'à se glisser dans la peau d'une femme.
    Et c'est ainsi travesti qu'il s'engage dans la Résistance pour lutter contre les nazis. HAMBOURG - 2017. Lukas, jeune homme à l'identité trouble, rencontre la sulfureuse Iva sur la scène où Sylvin dansait autrefois. Fuyant leur passé, ils partent à leur tour en road-trip dans l'Europe interlope. Au fil des cabarets, leur flamenco incandescent et métissé enflamme les passions. Mais il suscite, aussi, la violence et l'intolérance.
    Jusqu'à ce que Lukas commette l'irréparable pour protéger Iva... A près d'un siècle de distance, Marie Charrel retrace le destin d'artistes épris de liberté, rattrapés par la folie du monde. Mais prêts à se battre jusqu'au bout pour défendre qui ils sont.

  • Qui est ce soldat énigmatique qui se fait appeler Belleface ? Et quel est le lourd et douloureux secret qu'il dissimule avec tant de précautions à ses hommes ? Rescapé du camp de Treblinka, ancien légionnaire en Indochine, officier légendaire de l'armée israélienne, il commande un avant-poste dans le sud du Liban en 1985. Sa mission : protéger la frontière nord d'Israël contre les attaques du Hezbollah avec l'aide de quelques miliciens libanais à la solde de l'État hébreu. L'arrivée d'un jeune Français ardent et idéaliste au sein de cette communauté d'hommes confinés en territoire hostile, assiégés par un ennemi insaisissable, perdus dans une sorte de désert des Tartares oriental, va être un révélateur. Et faire apparaître le mystère si invraisemblable de la vie de Belleface, héros inconnu dont l'Histoire n'a pas retenu le nom.
    Inspiré de la vie d'un personnage ayant réellement existé, Le Métier de mourir est un beau et grand roman métaphysique, marqué par un romantisme échevelé, où s'entremêlent, autour d'un individu hors du commun, des histoires d'hommes et d'amour, dans des paysages de commencement du monde, au rythme des balles qui sifflent et des Saintes Écritures.

  • 1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisée à l'idée que l'on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s'exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l'étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l'hostilité des autres goûteuses. Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c'est à la fois vouloir survivre et accepter l'idée de mourir.
    Inspiré de l'histoire vraie de Margot Wölk, La Goûteuse d'Hitler a été couronné en Italie par le prestigieux prix Campiello.

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  • 1901, Porto Empedocle. Comme beaucoup de Siciliens, Giuseppa choisit, avec son mari et ses quatre fils, de quitter son île et de tenter une traversée périlleuse vers une nouvelle vie en Tunisie. Certains fuient la misère, le choléra, ou la mafia. D'autres, comme elle, un destin contraire. Le temps de ce périple, elle se souvient... Abandonnée à l'âge de trois mois à la porte d'un couvent, elle a cru échapper au malheur en rencontrant Francesco. Mais celui-ci est né dans une famille de propriétaires terriens arrogants, qui s'acharnent à gâcher son existence. Giuseppa empoigne alors les rênes de sa vie, guidée par son nom, La Fortuna, comme par une bonne étoile. À travers cette femme simple et déterminée, ce roman retrace l'histoire peu connue des «Italo-Tunisiens» qui, il y a un siècle, ont quitté l'Europe pour l'Afrique du Nord.

  • Quadrille

    Inès Benaroya

    • Fayard
    • 3 Juin 2020

    « Je nous revois et une fois de plus, j'enrage de ne pouvoir me mettre au travers de notre route. Faire un arrêt sur image. Rentrez chez vous ! Fuyez tant qu'il est encore temps ! Mes cris se perdent dans les méandres du temps, impuissante à atteindre ce qui fut. De loin, très loin, j'assiste aux prémices du drame. ».
    Le tableau saisissant entre ombre et lumière d'une famille comme une autre en proie avec les démons du passé et du présent.
    « Pierre cherche la sonnette autour de la grille bleue. Il n'y en a pas. C'est un signe, Pierre. Pas de sonnette, pas de visiteurs. Prends ta famille sous le bras et rebrousse chemin. Il bougonne et continue de chercher. Les enfants sont silencieux, un peu intimidés. Je pourrais dire quelque chose, c'est le moment, proposer une alternative, sentir le vent tourner, renoncer. Je me tais. Pierre se décide à frapper contre la plaque métallique. Je ne retiens pas sa main. ».

    Ariane passe des vacances de rêve sur une île en Grèce avec son mari et leurs deux enfants, quand elle rencontre Viola et les siens. Les deux familles se lient d'amitié, mais bientôt l'été révèle ses démons, faiblesse des uns et fourberie des autres - à moins que ce soit l'inverse.

  • « Il y a quelque chose d'archaïque à suivre la découpe des côtes. Et sans doute quelque chose d'absurde dans ma course. Incapable de dire à Pierre qu'il est la cause de ce voyage, je vais à la rencontre d'autres solitudes, sous l'hypnose de la mer, de Bray-Dunes à l'île aux Faisans. »

  • Sainte-Croix-les-vaches, un village du fin fond des Cévennes écarté des axes routiers et des réseaux, ancien temple de l'élevage bovin aujourd'hui habité par une poignée de paysans bourrus, se meurt. Et si le Maire de la commune a préservé jusque-là son « Royaume » en exploitant clandestinement de la « beuh bio », le territoire est menacé par le projet de construction d'un axe routier européen qui le couperait en deux.
    L'arrivée d'une députée et de son assistante, pétroleuses pleine d'ambition et d'énergie portées par l'ascension présidentielle, qui veulent faire du village le symbole d'une République se ressourçant dans le bio et l'authentique sur les terres du loup, va bouleverser l'équilibre du Royaume.
    On rit beaucoup dans cette satire sociale en forme de thriller rural, qui présente en parallèle une vision de la nature et de la ruralité et une satire du monde moderne et de ses néo bourgeois... Un roman de terroir déjanté, mélange d'Astérix et de Fantasia chez les Ploucs.

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  • Face à une nouvelle mutinerie, Thomas se voit gérer la crise en utilisant des méthodes de négociations qui forcent l'admiration...
    Si comme les deux tomes précédents, cette dernière partie de Sainte-Croix est toujours animée du ton de la farce, et toujours traversée de grands sujets d'actualité - les problématiques paysannes, le contexte mondial, la douloureuse question de la légalisation du cannabis -, elle se teinte aussi d'une certaine gravité.
    ET SAINTE-CROIX REFLEURIRA !

    Et si, pour une fois, un président de la République choisissait pour conseiller agricole, un homme connaissant VRAIMENT la terre ? Un paysan avec les deux pieds bien ancrés dans le réel ?
    Et si, par une facétie de l'histoire, le plus apte à mener à bien cette mission n'était autre que... Thomas Sorlut, NOTRE fameux maire mafieux de Sainte-Croix-les-Vaches ?
    Si ! Souvenez-vous ! Celui qui fait vivre son village coupé du monde en cultivant de la beuh bio !
    C'est lui que le jeune président - que l'on dit trop coupé de la France profonde -, vient de désigner pour lui murmurer à l'oreille. Et contre toute attente, Thomas, que Sheila, la députée si parisienne venue conquérir son département, regardait de haut, se métamorphose en homme d'État.
    À peine nommé, le voilà confronté à l'épreuve du feu : il doit faire face à une révolte paysanne d'une rare violence.
    Dévorée d'amour, de peur - et de jalousie -, Sheila accompagne Thomas dans sa conquête du pouvoir. Une conquête dont elle ne cesse pourtant de ressasser qu'elle aurait dû être la sienne.
    Le duo tangue. Et tous, nous retenons notre souffle : jusqu'à quand cette miraculeuse ascension peut-elle durer ? Un mafieux peut-il vraiment devenir l'un des hommes politiques les plus en vue ? Ou est-il appelé à sombrer, inéluctablement rattrapé par son terrible passé ?
    Vous le saurez en lisant ce nouvel épisode désopilant de notre saga nationale et rurale : Sainte-Croix-les-Vaches !

  • ET SI SAINTE-CROIX-LES-VACHES DEVENAIT, L'ESPACE D'UN MOMENT, LE CENTRE DU MONDE ?
    Saint-Croix-les-Vaches, vous vous souvenez ? Un petit village bien de chez nous, que tout le monde a oublié, perdu entre montagne, causses et forêt. Des agriculteurs qui n'ont eu d'autre solution, pour survivre, que de devenir mafieux. Et deux filles ambitieuses, portées par la vague d'un renouveau politique, le mouvement En Avant !, qui se font élire députées.
    Deux bobottes parachutées de Paris-Centre, au milieu de cette zone blanche, désertée par la République.
    Contre toute attente, l'alchimie a fonctionné, et le mouvement En Avant !, en carence de lien rural, est en train de se déployer à Sainte-Croix...
    Sans savoir... Que l'ennemi public numéro__ du moment s'y réfugie, sous leur nez ! Qu'un trafic de « beuh bio » bat son plein... Et que le rebouteux, ivre de jalousie, a jeté un sort au prof de yoga appelé en renfort pour boboïser les ruraux.
    Et si, en plus, le président de la République débarquait en visite officielle, la veille du Salon de l'agriculture, pour s'afficher dans un JT flamboyant avec un présentateur au nom d'apéritif ?
    Une saga rurale hilarante qui se poursuit avec Thomas, Justin, Médée, Sheila et Jeanne, comme un théâtre condensant les paradoxes et la folie de l'époque, pour une fois projetés au milieu des champs et des prés.

  • Entrez dans la danse

    Jean Teulé

    Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement.
    Et s'est répandue dans Strasbourg.
    De telle sorte que, dans leur folie.
    Beaucoup se mirent à danser.
    Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois.
    Sans interruption.
    Jusqu'à tomber inconscients.
    Beaucoup sont morts.
    Chronique alsacienne, 1519.

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  • Franz Schubert, compositeur déjà reconnu mais désargenté, a été invité comme maître de musique de deux jeunes filles de la haute aristocratie viennoise, dans leur somptueuse résidence d'été en Hongrie.
    Franz reconnaît bientôt en l'une des deux comtesses, Caroline, la plus jeune et la plus talentueuse, son âme soeur. Cet amour, cependant, va se briser sur les conventions et les interdits de caste.
    Cette passion fut-elle partagée ? Certains gestes, même les plus ténus, ne sont-ils pas, parfois, des aveux ?
    Un été à quatre mains explore les invisibles mouvements du coeur, et le mystère d'une histoire entre deux êtres qui rêvent d'un monde où ils trouveraient enfin leur place.

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  • Alto Braco, «haut lieu» en occitan, l'ancien nom du plateau de l'Aubrac. Un nom mystérieux et âpre, a` l'image des paysages que Brune traverse en venant y enterrer Douce, sa grand-mère. Du berceau familial, un petit village de l'Aveyron battu par les vents, elle ne reconnaît rien. Après la mort de sa mère, elle a grandi a` Paris, au-dessus du Catulle, le bistrot tenu par Douce et sa soeur, Granita. Dures a` la tâche et fantasques, les deux femmes lui ont transmis le sens de l'humour et l'art d'esquiver le passe´. Mais a` mesure que Brune découvre ce pays d'élevage, a` la fois ancestral et ultra-moderne, la vérité des origines et l'envie d'appartenance affleurent. Vanessa Bamberger signe ici un roman sur le lien a` la terre, la transmission et les secrets a` l'oeuvre dans nos vies.

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  • « J'écris les travées et les silences, ce que l'on ne voit pas, ce que l'on n'entend pas. J'écris les chemins que l'on évite et ceux que l'on a oubliés. J'étreins les Autres, ceux dont l'histoire se propage dans la mienne, comme le courant d'eau douce qui se déverse dans la mer.  Je fais parler les fantômes pour qu'ils cessent de me hanter. J'écris parce que ma mère tenait ses livres contre sa poitrine comme s'ils avaient été des enfants. »

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  • Sainte-Croix-Les-Vaches

    Vincent Ravalec

    • Fayard
    • 7 Février 2018

    Il veut sauver son Royaume Elle veut devenir reine Imaginez un désert rural. Un endroit où... il n'y a rien. Plus de médecin. Plus d'école ni de gendarmerie.
    Pourtant, les quelques habitants de Sainte-Croix-les-Vaches semblent assez heureux... Loin de se laisser aller, ils ont mis en place un système D... très efficace ! Thomas Sorlut, leur maire, s'est transformé en Parrain rural. Escroquerie aux subventions, plantations de cannabis, base arrière pour des équipes de braqueurs... Un petit business florissant dans lequel s'épanouissent ses administrés !
    Loin, bien loin de la civilisation, il fait plutôt bon vivre chez ces néomafieux... Jusqu'au jour où débarque Sheila, députée En­ Avant ! bien décidée à « désenclaver » Sainte-Croix !
    Pleine de bonne volonté, et incroyablement ambitieuse, la charmante Sheila veut faire de Sainte-Croix-les-Vaches un laboratoire rural -­ fab-lab en nov'langue­ - de toutes les « bonnes solutions » d'En­ Avant !
    Séisme à Sainte-Croix ! Comment nos tontons flingueurs vont-ils se débarrasser de cette « Parisienne » ?
    Vous le saurez en lisant ce désopilant thriller rural.

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